Jeudi 7 août 2008
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Mercredi 6 août 2008

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Mercredi 6 août 2008

SITE OLEOCENE.ORG

http://www.oleocene.org/node/25
Pétrole : usages et gaspillages

Une fois n'est pas coutume, nous sommes retournés à nos chères statistiques de l'Agence Internationale de l'Energie.

Nous voulions en effet approfondir la façon dont nous consommons le pétrole à travers le monde, et les données de l'Agence ont l'avantage de permettre de cerner précisément la consommation domestique - "domestique" est à prendre au sens de "à l'intérieur du pays concerné" - en produits pétroliers. En effet, si on se contente d'analyser les consommations nationales de pétrole brut, on arrive rapidement à raconter n'importe quoi.

Ce premier panorama nous montre plusieurs choses intéressantes.

D'abord, que nous Français consommons seulement deux fois moins de "pétrole-mobilité" que l'Américain moyen, et ce principalement parce que nous nous déplaçons moins. Ce n'est pas qu'une question de voracité de nos véhicules respectifs : nous utilisons deux fois moins de carburéacteur par tête de pipe alors que les avions sont presque les mêmes de part et d'autre de l'Atlantique. On notera que nos cousins Canadiens ne sont pas tellement moins consommateurs d'or noir que leurs voisins méridionaux : s'ils se déplacent un peu moins, ils ont néanmoins tendance à privilégier le fioul domestique pour leurs besoins industriels et de chauffage.

Ensuite, nos voisins d'Europe du Nord, notamment la Suède et le Danemark, malgré leur image plus verte que la nôtre, consomment en fait à peu près autant de pétrole que nous.

On s'aperçoit aussi qu'un Français consomme plus de pétrole qu'un Russe dans les usages stationnaires (principalement chauffage et production électrique). Ce n'est pas parce qu'il fait glacial dans les datcha et isba, bien au contraire, mais parce que ces dernières sont chauffées avec des combustibles plus adaptés (gaz, bois, charbon). Plus adaptés car c'est complètement stupide que de gaspiller un carburant liquide comme le fioul domestique pour se contenter de produire de la chaleur. Nos cousins Canadiens devraient également voir s'ils ne peuvent pas réduire leurs besoins pétroliers en usage stationnaire.

Enfin, on constate que le Chinois est loin de s'empiffrer de pétrole comme on a parfois tendance à le penser quand on regarde les montants en valeur absolue. Par contre, on remarque que le pétrole sert là-bas minoritairement (44% pour être précis) à des usages de mobilité auquel il est pourtant prédestiné.

Pourquoi ? Probablement parce que, pour alimenter en énergie (chaleur et électricité) les usines et les gratte-ciel qui poussent là-bas comme des champignons, on a recours à force chaudières au fioul, centrales électriques et groupes électrogènes, plutôt que d'attendre des solutions énergétiques plus adéquates à des besoins stationnaires.

Le cas le plus surprenant reste sans nul doute Cuba, souvent mythifié en société exemplaire de l'après-pétrole, et qui en consomme en fait deux fois plus par habitant que la Chine, essentiellement pour... produire de l'électricité, ce qui est peut-être le plus mauvais usage qu'on puisse faire du pétrole.

Consommation par habitant

Je vois un problème avec ces calculs de consommation par habitant qui consiste à diviser la consommation nationale par le nombre d'habitants dans le fait qu'en Chine ou à Cuba par exemple, je doute que tous les habitants ont accès à l'énergie de la même manière que les canadiens ou les suédois. Un chinois de Shanghai est très différent d'un chinois de la campagne du Yunnan mais ce dernier est plus représentatif de la population chinoise.

La Chine, un cas à part

Il est vrai que diviser la deuxième consommation mondiale par un milliard et demi d'habitants ne peut pas fournir quelque chose de nuancé et décrivant complètement la situation.

Nous avons principalement cité ce chiffre-là pour mémoire.

A Cuba, par contre, tout le monde ou presque (élite dirigeante) est dans le même bateau.


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Mardi 5 août 2008

Actualité du marché immobilier

Immobilier Espagne : hausse du chômage, baisse de confiance…la crise s’accentue

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. ImprimerEmail

En Espagne, le marché immobilier s’enfonce dans la crise : le mois de juillet n’a en effet pas épargné l’activité immobilière, renforçant davantage les inquiétudes des experts. C’est l’économie tout entière qui pâtit de l’effondrement de l’immobilier. Juillet s’est caractérisé par une augmentation de 1,5% du nombre de demandeurs d’emplois par rapport au mois précédent. C’est le 4ème mois consécutif de hausse du chômage. Or, selon le ministre du travail, la plupart des nouveaux chômeurs proviennent du milieu de la construction immobilière, en forte décroissance actuellement.

En volume, cela représente une hausse de plus de 36 000 personnes ayant perdu leur emploi, ce qui monte le nombre total de demandeurs d'emploi en Espagne à 2.427.000 personnes environ, un chiffre jamais atteint en dix ans. A l’issue du deuxième trimestre, le taux de chômage s’élève donc à 10,44% de la population active contre 9,6% au premier trimestre. Les effets de la crise immobilière sont très nettement palpables et témoignent d’un ralentissement économique important. Ceci marque une grande rupture avec la période 2001-2006 pendant laquelle l’Espagne était le pays de la zone euro où le nombre de créations d’emplois était le plus fort.

Est venue s’ajouter à la crise immobilière la crise énergétique : en conséquence, le pouvoir d’achat des ménages a été amputé d’où une baisse supplémentaire de la confiance des consommateurs espagnols en juillet. En un an, l’indice de confiance calculé par l’institut de crédit est passé de 92 à 46,3 soit une chute de 52,61%. Or, un indice inférieur à 100 révèle le manque de confiance des consommateurs, un pessimisme latent.

La crise immobilière espagnole a eu raison de la croissance et de l’emploi : avec une baisse annuelle de 58% du nombre de délivrance de permis de construire, le secteur de la construction voit son activité fortement ralentie. Du coup, les emplois du secteur ont chuté de 4,5% au deuxième trimestre 2008. A cela vient s’ajouter une inflation galopante alimentée par la bulle énergétique. Le risque aujourd’hui est que la croissance économique passe de 3,8% en 2007 à 1,6% en 2008 et quasi nulle en 2009.

Autant de problématiques à régler pour le gouvernement espagnol.

Anne Chartier
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http://prix-immo.com/actualite-du-marche-immobilier/6-immobilier-europe/333-immobilier-espagne--hausse-du-chomage-baisse-de-confiancela-crise-saccentue






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Mardi 5 août 2008
Prix de l'essence
L'hydrogène, la solution d'avenir?
Mise à jour le mardi 5 août 2008, 11 h 19 .


Voiture de BMW à l'hydrogène
L'augmentation importante du prix de l'essence incite les constructeurs automobiles à se tourner vers de nouvelles sources d'énergie. Dans ce contexte, l'hydrogène apparaît de plus en plus comme une solution économique et écologique.

BMW travaille à cet effet sur un nouveau véhicule en partie propulsé par l'hydrogène. Selon Richard Chahine, de l'Institut de recherche sur l'hydrogène, la voiture est prête à être commercialisée.

L'entreprise allemande a produit une centaine de voitures de ce type. Elles doivent subir des tests de fiabilité en Europe et en Amérique. Le véhicule peut rouler 200 kilomètres avec son réservoir d'hydrogène et 400 autres kilomètres avec de l'essence. Seule de la vapeur d'eau est rejetée de l'échappement lorsque la voiture utilise l'hydrogène.

Selon un ingénieur du projet Clean Energy de BMW, Alvaro Sosa, la voiture à l'hydrogène sera bientôt offerte si des des stations-service qui distribuent de l'hydrogène sont construites. « La commercialisation de notre véhicule dépend de la mise en place d'un tel réseau. »

Produire un litre d'hydrogène coûte 92 ¢ à l'heure actuelle.

Extrait vidéoPierre Marceau présente la voiture à hydrogène.


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