122 USD OIL PETROLE 112 DOLLARS 81 07 MAI 2008
NEW YORK - Le baril de pétrole a battu un nouveau record mercredi, atteignant brièvement les 122,81 dollars avant de se replier, suite à l'annonce par le Département américain de l'Energie des chiffres sur les stocks.
Le baril de brut léger pour livraison en juin a atteint 122,81 dollars sur le marché des matières premières à New York (Nymex) avant de se replier à 121,64 dollars en cours de séances.
Les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis ont augmenté de 5,7 millions de barils, à 325,6 millions de barils au total, au cours de la semaine s'étant achevée le 2 mai, d'après les chiffres publiés mercredi par le Département américain de l'Energie.
A la même date, les statistiques indiquent également une hausse de 0,8 million de barils des stocks d'essence, à 211,9 millions de barils, et une diminution de 0,1 million de barils des stocks de distillats, à 105,7 millions de barils. AP
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080506/tts-marches-energie-petrole-lead-c1b2fc3.html
http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080506/tbs-petrole-records-7318940.html
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AFP - Mercredi 7 mai, 09h00
SINGAPOUR (AFP) - Les cours du pétrole restaient très fermes mercredi dans les échanges électroniques en Asie, évoluant juste sous le niveau record de 122 dollars franchi la veille, les opérateurs s'inquiétant notamment pour la production nigériane, ont indiqué des analystes.
Dans les échanges matinaux, le prix du baril de "light sweet crude" pour livraison en juin perdait 4 cents à 121,80 dollars, par rapport à la clôture record de 121,84 dollars mardi soir à New York, sur le Nymex. Sur ce même Nymex, le baril avait atteint plus tôt un record en séance à 122,73 dollars.
Le Brent de la mer du Nord pour livraison en juin gagnait 1 cent à 120,32 dollars le baril mercredi matin en Asie, soit 67 cents de moins que le record en séance (120,99 dollars) atteint mardi à Londres mais 1 cent de plus que record en clôture de mardi soir sur ce même marché de Londres (120,31 dollar).
Les prix du pétrole ont globalement presque doublé depuis le début 2007 et ont progressé de plus de 20 dollars en 2008.
Renforçant le sentiment que la bulle pétrolière est loin d'éclater, les analystes de la banque américaine Goldman Sachs, très suivis par le marché, ont publié mardi une note dans laquelle ils indiquent la possibilité que le baril évolue entre 150 et 200 dollars dans les deux ans à venir.
D'autres analystes comme Douglas McIntyre de 24/7 Wall Street.com ou Phil Flynn de Alaron Trading avancent le scénario d'un baril de pétrole à 150 dollars à l'automne.
Pour David Moore, analyste en matières premières à la Commonwealth Bank of Australia, l'optimisme reste de mise après les gains importants réalisés mardi: "Les problèmes côté offre sont progressivement résolus, mais ils mettent en lumière les risques d'une augmentation de la production de pétrole."
Les craintes sur la production se cristallisent actuellement au Nigeria, huitième exportateur mondial de brut, qui ne produit plus depuis un an qu'un peu plus de 2 millions de barils par jour, soit 25% de moins que sa production normale, en raison de l'insécurité régnant dans les zones de production.
Selon Kevin Norrish, les "pertes au niveau de l'offre", notamment au Nigeria, sont l'élément clef à l'heure actuelle dans l'envolée des cours du baril: "Et l'Iran pourrait également ajouter un élément de risque", a-t-il précisé.
Ainsi, selon un analyste de BMO Capital Markets, "des rumeurs ont circulé sur les marchés d'une action américaine contre l'Iran" et ont dopé les cours du pétrole et du dollar.
Toujours selon les analystes, le baril a également profité des récentes statistiques économiques meilleures que prévu aux Etats-Unis, qui laissent à penser que la baisse de la demande de pétrole au sein de la première économie mondiale pourrait être moins importante que crainte initialement.