L’augmentation du prix du pétrole entraîne-t-il une baisse de la croissance du PIB ? Pour répondre à cette question, il faut analyser ces concepts et leurs relations, et observer les courbes des graphiques les représentant (depuis une cinquantaine d’années) d’après les données fournies par Fred de Saint Louis, la banque de données de la banque centrale des Etats-Unis (la Fed).
Pour répondre à cette question, il faut analyser ces concepts et leurs relations, et observer les courbes des graphiques les représentant (depuis une cinquantaine d’années) d’après les données fournies par , la banque de données de la banque centrale des Etats-Unis (la Fed). Le taux de croissance du PIB réel (3,5 % sur cette longue période) est le résultat logique de l’augmentation de la population (1 %) et des gains de productivité (2,5 %). Cependant, la croissance n’atteint jamais durablement ce taux de 3,5 % car des fluctuations plus ou moins importantes ont lieu autour de cette tendance longue. Elles sont provoquées d’abord et avant tout par l’inflation…
Quand les taux de base de la Fed sont trop bas (comme en 1965), la croissance du PIB est supérieure à son potentiel optimal, ce qui déclenche l’inflation. Pour l’arrêter, la Fed augmente alors ses taux… à un niveau trop élevé, ce qui provoque une baisse de la croissance. Pour la faire repartir, la Fed baisse alors ses taux (en dessous de leur neutralité), ce qui est inflationniste ! Un nouveau cycle repart…
Les membres du FOMC ont des difficultés à ajuster leurs taux de base, ce qui provoque ces fluctuations du PIB réel et de la création monétaire car le taux de croissance du PIB réel est inversement proportionnel à la création monétaire globale qui se définit comme étant la différence entre l’augmentation de la masse monétaire M3 en données courantes et (moins) le taux de croissance du PIB réel. Le prix du pétrole n’a aucune incidence dans tout ce processus comme on peut le vérifier en observant les courbes des graphiques…
De 1946 à 1973, le prix du pétrole brut a été stable (même en dollars courants) alors que les variations de la croissance du PIB ont été importantes (elles sont donc bien en relation avec l’inflation, la création monétaire et la politique de la Fed). Il en est de même par la suite.
L’inflation a pris naissance à partir de 1965. Elle a connu un pic en 1973, au moment où le prix du pétrole a brusquement augmenté à la suite de circonstances géopolitiques. Il y a eu coïncidence entre cette augmentation de prix du pétrole et la récession, et non pas de relation de cause à effet ! Il en est de même en 1979.
A partir de 1980 et jusqu’en 1991, la Fed a mené une lutte vigoureuse contre l’inflation, ce qui a provoqué des récessions qui se sont accompagnées… d’une baisse du prix du pétrole qui est revenu vers les 20 US$ le baril en valeurs réelles dès 1986 et qui est resté à ce niveau pendant les années 90 de forte croissance. La chute de la croissance en 2001 s’est même accompagnée d’une baisse du prix du baril. La forte reprise depuis 2003 coïncide avec une flambée du prix du brut !
L’analyse économique est corroborée par les faits :
il n’y a pas de relation de cause à effet entre l’augmentation du prix du pétrole et une baisse de la croissance du PIB. Pour que la croissance du PIB se maintienne à son potentiel optimal, le taux des prélèvements obligatoires doit rester aux alentours de 33 % (selon les courbes d’Armey-Laffer) et la banque centrale doit ajuster ses taux de base de façon à la réguler correctement.
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La plupart des Français croient à tort que la faiblesse de la croissance du PIB, et donc le chômage et leurs difficultés économiques proviennent des chocs pétroliers. Il n’en est rien ! Le taux des prélèvements obligatoires qui est maintenant de 55 % du PIB en est le principal responsable. Les Irlandais bénéficient maintenant d’un niveau de vie très élevé grâce à un taux de croissance du PIB de 5,5 % depuis une vingtaine d’années bien qu’il n’aient ni pétrole, ni centrales nucléaires car leurs dirigeants appliquent une politique libérale (avec un taux de prélèvements obligatoires de 34 %) qui fait leur fortune.
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Le prix du baril de pétrole brut de référence, le West Texas Intermediate (WTI) est resté stable de 1946 à 1973 en dollars courants. Par la suite les variations ont été importantes.

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En dollars constants, corrigée de la hausse du niveau général des prix (le PCE:PILFE base 100 en 2000), l’allure de la courbe du WTI est la même qu’en dollars courants.
, corrigée de la hausse du niveau général des prix (le PCE:PILFE base 100 en 2000), l’allure de la courbe du WTI est la même qu’en dollars courants.


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Les fluctuations du PIB réel ont été importantes avant 1973, quand le prix du baril était stable. Ensuite, les variations de la croissance du PIB coïncident ou pas avec la variation du prix du pétrole : il n’y a pas de relation de cause à effet entre l’augmentation du prix du pétrole et une baisse de la croissance du PIB.
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La croissance du PIB réel aux Etats-Unis fluctue autour d’une tendance longue de 3,5 %.

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Après avoir laissé imprudemment partir l’inflation en 1965, la Fed a cherché à l’éradiquer en jouant sur son taux de base (les Fed funds) de façon à réguler la croissance du PIB autour de son potentiel optimal.
*** . *** ***  *** Après avoir laissé imprudemment partir l’inflation en 1965, la Fed a cherché à l’éradiquer en jouant sur son taux de base (les Fed funds) de façon à réguler la croissance du PIB autour de son potentiel optimal.  16/07/06 |
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