très beau texte d'accueil du site Eric SOUFFLEUX Générations futures
Je m'appelle Eric Souffleux, je suis un simple citoyen nantais âgé de 28 ans, professeur de karaté, diététicien de formation, actuellement en reconversion professionnelle dans le maraîchage biologique (projet de vente directe en agriculture biologique et traction animale) et l'auteur passionné et inquiet du site "Générations Futures", dédié à notre avenir.
Je suis accompagné d' Eva Sagasti, âgée de 25 ans, professeur de fitness de formation, actuellement en reconversion (en troisième année) dans l'ébénisterie et qui participe à l'élaboration de certaines pages.
Ce site n'a pas de grandes prétentions sauf celle d'essayer de vous faire comprendre qu'il faut agir vite et dans un seul sens :
celui de la décroissance massive de notre consommation énergétique.
Alors que les périls nous menacent, personne ou presque ne semble vouloir se bouger pour sauver ce qui peut l'être encore. Le fatalisme semble être la règle, pourtant il y a de l'espoir en chacun de nous. J'ai choisi la révolte écrite (avec ce site et les quelques publications dans les médias) et je continuerai mon action dans l'esprit de la non-violence et la désobéissance civile, à l'image de ce qu'ont pu être les luttes de Thoreau, Martin Luther King, Gandhi et bien d'autres...
La seule chose à laquelle je vous invite : c'est le retrait de votre participation à cette grande messe de la consommation et de la destruction de notre berceau : la Terre. Réfléchissez bien à ce que vous achetez, à quelles émissions médiatiques vous donnez du crédit lorsque vous êtes sondés, pour qui vous votez au regard de notre seule perspective : la décroissance massive de notre consommation d'énergie. Dites-vous qu'il nous sera difficile de construire un nouvel arche sous le déluge. Il est plus que temps que vous investissiez dans des systèmes qui ne dépendent plus du moteur à explosion, ni même de l'atome.
Dans l'évolution de ma prise de conscience environnementale je suis passé par plusieurs étapes qui justifient l'actuelle évolution de ce site. La première étape a été la prise de conscience pure dans laquelle j'ai pris le temps de bien m'informer sur beaucoup de sujets liés à l'écologie et l'énergie. Ce fut une période où j'ai passé pas mal de temps à résumer des livres qui m'ont marqués. J'étais très utopiste, je voulais même me présenter aux prochaines élections présidentielles en 2007, j'écrivais beaucoup dans les journaux et je n'hésitais pas à en parler autour de moi. Je m'excuse d'ailleurs pour les gens que j'ai du certainement saouler avec mes histoires de climat, pétrole ou nucléaire.
La deuxième étape est probablement moins brillante car elle correspond à une prise de conscience de l'urgence. Je suis devenu radical à l'égard de certains comportements qui me crispent, ce qui m'a valu pas mal de volées de bois verts, mais aussi pas mal d'encouragements. J'ai également découvert la convergence des périls climatiques, énergétiques, monétaires, démographiques et communautarismes. Dans cette seconde étape, j'ai souvent jugé les gens qui pensaient d'une autre façon que moi d'une façon très dure, probablement perçue négativement. Ce n'est pas évident d'appartenir à cette dernière génération capable d'éviter l'iceberg et constatant que nous sommes des marginaux à vouloir sauver ce qui peut l'être.
J'ai cependant compris que ma rébellion n'y changerait rien et c'est pourquoi je suis maintenant dans une étape beaucoup plus consensuelle, mêlée avec une certaine de dose d'un fatalisme ambiant auquel il faut s'adapter. Je crois sérieusement à un avenir collectif très très sombre. Même si j'ai la chance de pouvoir m'exprimer sur un site internet, je me rends bien compte des limites d'internet. Je n'arriverai pas à sauver le monde. Cet avenir très sombre, promis aux générations futures, je crois que nous ne pouvons que lui sourire de la même manière que nous ne pouvons que sourire à notre propre mort.
Mon état d'esprit actuel est le suivant :
J'ai compris le sens de la vie, ce qui serait idéal et je l'applique à ma vie ou devrais-je dire nous l'appliquons à notre vie. N'ayant pas qu'une vocation à survivre, je veux vivre comme si le monde était autour de moi vertueux. Je crois que la seule chose que je puisse encore faire, c'est vous témoigner notre façon de vivre, en enlevant toute agressivité, tout jugement de valeur. Les mots doivent être plus forts que les actes des artisans de la destruction de notre planète.
Le site generationsfutures est un site sérieux, une référence pour ceux qui souhaitent s'adapter à ce monde violent que nous ont préparé nos parents. Nous regarderons l'avenir avec lucidité et vous inciterons à adopter les comportements les plus salutaires.
J'ai conscience d'une chose : internet vit ses dernières années ! L'écroulement du monde industriel, pour cause d'éclatement de multiples bulles va nous entraîner dans une spirale infernale où internet n'existera plus. Donc, il faut en profiter mais ne pas y mettre trop d'espoirs. L'essentiel sera de construire de bons rapports humains avec nos voisins et il faudra de la diligence pour que cela se passe bien. Peu importe que notre voisin ait rouler pendant des années en 4x4 ou passer toutes ses vacances à voyager en avion, lorsque la longue catastrophe arrivera et lui aura fait comprendre ce qui nous attend, il faudra l'aider pour qu'il vous aide sinon, nous ne survivrons pas.
Comme vous l'avez lu au début de cette page, mon souhait est actuellement de devenir maraîcher. Je me forme aux méthodes d'agrobiologies et de traction animale. Nous aimerions nous installer non loin de Nantes ou dans la Mayenne mais nous constatons la difficulté de trouver 20 hectares pour une ferme alors que la logique actuelle de la PAC encourage les agrandissements. Nous avons par conséquence élargi notre zone de recherche à tout le grand ouest, de Saint Malo à Bordeaux. Nous produirons des légumes de saison avec un très faible impact sur le climat. L'objectif étant pour nous de tendre vers la gestion d'une ferme avec un bilan carbone le plus faible possible, et pourquoi pas négatif en supposant que nous reprenions un sol saccagé par trente ans de productivisme. Nous souhaitons accompagné l'agriculture pour l'aider lorsqu'elle sera confrontée à la flambée dramatique et salutaire des prix des énergies fossiles.
Je profite de mon site et de son audience non négligeable pour lancer un appel à des agriculteurs qui seraient près à nous céder l'exploitation de 20 ha environ pour la production légumière et l'élevage des chevaux de traits. Nous aimerions reprendre une telle exploitation fin 2007, début 2008. N'hésitez pas à nous écrire.
Je pense que vous devriez visiter le monde de Simon du fleuve car c'est certainement le monde qui nous attend. Vous comprendrez alors pourquoi il faut d'urgence s'organiser et penser différemment.
Pour la suite du site, rendez-vous ici : http://generationsfutures.chez-alice.fr
Eric Souffleux, 15 février 2006
Message du 28 août 2006 pour les lecteurs :
Pour que Sarkozy perde en 2007,
il faut que son adversaire ne soit pas Marie Ségolène, ni même Jean-Marie, mais un écologiste exemplaire et pédagogue.
Et si, moi aussi, je me présentais... Qu'est-ce que je proposerais ?
Non, ce n'est pas une blague !
Je me pose réellement la question de savoir si je vais me présenter ou non à la prochaine élection présidentielle. Mais n'est-ce pas une question que tout électeur allant dans l'isoloir devrait se poser ?
La question n'est pas tellement de savoir qui va être notre représentant, mais plutôt de savoir à quelles idées il faut adhérer.
Et c'est uniquement dans ce sens que je me pose cette question.
Il s'agit pour moi de savoir ce que je proposerais aux français si je devais me présenter aux prochaines présidentielles. Je ne devrais pas être le seul à me plier à cet exercice, car on va demander l'avis de l'ensemble du peuple français sur la politique qui sera suivie pendant les cinq prochaines années.
En démocratie chaque citoyen est l'égal des autres et il prend aujourd'hui des décisions qui peuvent affecter la planète dans son ensemble.
Combien de personnes sont conscientes de cette responsabilité ?
Probablement très peu d'entre nous !
A force d'être pris pour des imbéciles, par un ensemble de personnes issues du milieu politico-médiatique et du monde économique (notamment les publicitaires), trop de personnes se sont éloignées de leur responsabilité inédite chèrement gagner lors de la révolution française.
Il me semble que nous avons tous le devoir d'organiser sur le papier, ou au minimum dans notre tête, la politique que nous souhaitons voir mener par nos représentants.
Et qui plus est lorsque nous ne sommes pas d'accord avec la politique actuelle.
Si les critiques peuvent être utiles, les propositions sont indispensables.
Ne pas faire ce petit exercice citoyen signifie qu'on vote en aveugle et qu'on laisse la castre politique actuelle nous manipuler.
Étant donné que je ne me reconnais dans aucun candidat, exception faite de Nicolas Hulot qui d'ailleurs ne l'est pas officiellement, les élections de 2007 représentent pour moi une potentielle impasse démocratique, une invitation à l'abstention ou pire, au dérapage nationaliste. Comme les partis et les candidats touchent de l'argent (entre 1 et 2 euros) pour chaque voix récoltée, il faut faire très attention avec sa voix car une fois déposée dans l'urne, elle enrichira un peu plus ces personnalités politiques qu'on vomit depuis trente ans.
Bon, voilà pour l'aspect critique, passons maintenant aux propositions que j'attends des hommes et femmes qui veulent me représenter au cours des cinq prochaines années.
Puisqu'on va me demander mon avis sur le destin collectif, je vais faire comme si j'étais moi même candidat à ces prochaines élections. Je vais donc continuer ce texte à la première personne.
Français, françaises, si je me présente devant vous maintenant, c'est parce que je n'ai pas d'autres choix. Le pouvoir ne m'intéresse pas, pourtant la démocratie me l'a donné.
On va me demander mon avis comme à vous tous au printemps 2007 et aujourd'hui je me sens comme un orphelin de la politique car je n'ai trouvé personne capable de porter mon projet politique.
Je suis un marginal, certain d'avoir raison, et je me refuse à me noyer dans l'abstention ou dans un vote protestataire simplement parce que ceux qui ont le pouvoir depuis trente ans laissent pourrir certains problèmes.
N'ayant qu'une vocation en me prêtant à cet exercice, celle de respecter mes convictions, je n'ai pas envie de vous séduire avec des discours démagogiques et contradictoires comme la classe politique a l'habitude de nous servir.
Je vais trancher dans le vif des problèmes, dire les vérités pas bonnes à entendre et essayer d'être le plus clair possible.
Même si cela va choquer certains, je ne cherche pas le débat.
Il a déjà eu lieu à travers des discussions précédentes.
Mon programme politique est le fruit d'un long cheminement.
L'exposer comme je vais le faire implique de ne pas y revenir tous les jours.
La seule chose à laquelle je vous invite, c'est son adhésion. Si vous êtes d'accord avec l'essentiel de ce qui va suivre, c'est qu'il va falloir m'aider à devenir votre prochain candidat car je n'irai pas seul quémander les signatures municipales et défendre ce programme devant les journalistes.
De plus, je ne consacrerais pas seul mon épargne au financement d'une campagne à la hauteur de mes idées.
Je pense en avoir fait assez en passant l'essentiel de mon temps de loisir ces quatre dernières années à réfléchir et à sensibiliser mes semblables sur notre destin collectif et sur la nécessité de sortir notre civilisation de la combustion des énergies fossiles.
La priorité de ma politique est de limiter nos émissions de gaz à effet de serre.
Même si nous ne sommes pas les pires, la France a de très gros efforts à faire.
Elle doit diviser par plus de quatre ses émissions de composés carbonés. C'est un effort considérable, comparable à celui fourni pour soutenir une économie de guerre. Notre guerre n'aura pas pour adversaire d'autres nations, nous serons seulement confrontés à notre boulimie énergétique, à notre confort à nous mêmes.
Tenter de limiter l'emballement du réchauffement de la planète en économisant l'énergie est triplement salutaire.
C'est d'abord socialement juste car ce seront les plus pauvres qui subiront le plus durement les épreuves climatiques à venir.
Les économies d'énergies fossiles nous permettront de mieux faire face aux conséquences du renchérissement de ces énergies lorsque nous aurons dépassé le pic de la production mondiale de pétrole.
Enfin, cet effort certain que je vous demande ne nous rendra pas moins heureux, nous serons en meilleur santé (avec une alimentation plus végétarienne et davantage d'exercice physique pour ses déplacements),
nous bénéficierons d'un environnement plus agréable (sans pollution) et nous pourrions devenir les leaders d'une nouvelle donne mondiale basée sur la sobriété énergétique et l'écologie.
Pour parvenir à mes fins, je veux mettre en place une politique ambitieuse de taxation de l'énergie.
La première mesure globale consistera à remplacer la TVA par une taxe sur le contenu en équivalent carbone des produits et des services.
Plus les produits et les services seront énergivores, plus il en coûtera cher au consommateur final.
Cette taxe encouragera les économies massives d'énergie. Techniquement, cela suppose de réorganiser tous les services fiscaux et de créer une instance particulière habilitée pour calculer le contenu en gaz à effet de serre d'un produit ou d'un service.
J'ai même un nom à vous proposer pour diriger cette instance essentielle :
Jean-Marc Jancovici, qui depuis des années a accompli un travail pédagogique et désintéressé remarquable pour nous sensibiliser sur la problématique énergético-climatique.
Cette politique suppose également la mise en place d'un contrôle renforcé des frontières pour appliquer aux produits étrangers cette taxe climatique.
Ma politique d'économie d'énergie sera particulièrement radicale dans le secteur des transports.
Les billets d'avions seront très lourdement taxés pour aider le secteur aérien à se reconvertir dans d'autres domaines liés aux transports, comme par exemple le ferroviaire.
Il faudra également aider les automobilistes à devenir plus sobre. Je compte mettre en place une politique de lutte contre la voiture (et pas contre les automobilistes !) dès mon accession au pouvoir.
Voici les principales mesures que je compte mettre en place :
- Un retour d'une vignette auto et moto (2000 euros par an pour une petite voiture et jusqu'à 20000 euros pour les 4x4 et les voitures puissantes)
- Une assurance tiers collision payée à la pompe en remplacement du forfait annuel (15 à 25 centimes d'euros par litre)
- Un bridage des véhicules légers à 120 km/h puis progressivement à 80 km/h et 50 km/h pour les camions
- Davantage de contrôles de vitesse furtifs
- Un durcissement des sanctions à l'égard des chauffards responsables d'accidents graves
- La mise en place d'une caution de bonne conduite pour rendre les sanctions au code de la route plus automatique
Parallèlement à tout cet argent qui rentre dans les caisses de l'état sur le dos de notre boulimie énergétique, voilà maintenant comment je compte le dépenser. Une partie servira a diminué les charges qui pèsent sur le travail.
La vignette automobile paiera nos dépenses de santé ainsi que l'assurance chômage et rendra les salariés français plus compétitifs que les salariés des autres pays !
Une autre partira servira à financer la construction de nouvelles infrastructures permettant à chacun de pouvoir conserver sa liberté de déplacement sans pour autant saccager notre planète.
Il faudra notamment mettre en place un vaste réseau de pistes cyclables alimentant un réseau ferroviaire dense.
En abaissant progressivement la vitesse de toutes les voitures et des camions, on favorisera la cohabitation auto vélo aujourd'hui impossible.
Enfin, une partie de tout cet argent récupéré sur le dos des automobilistes les moins raisonnables servira à rembourser notre dette nationale.
En restant dans le domaine des transports, je prévois un traitement particulier au secteur ferroviaire.
Comme nous allons progressivement remplacer nos habitudes d'automobilistes par davantage de vélo et de train, il va être nécessaire de changer le statut des agents SNCF pour éviter le péril des grèves et de la dictature syndicale d'un secteur devenu vital pour le pays.
Je propose donc que les agents SNCF (et seulement eux !) prennent le statut des militaires ce qui interdira le blocage des trains pour des motifs corporatistes et assurera un vrai service public du rail.
La sécurité dans les trains sera renforcée grâce à une présence constante de contrôleurs accompagnés de gendarmes.
Je souhaite taxer fortement les prêts immobiliers pour éviter les risques de bulles spéculatives sur le bâtiment.
L'idée sera de favoriser l'épargne des jeunes plutôt que leur endettement. Il faudra que les jeunes apprennent à vivre petit à petit plutôt qu'à crédit.
Je demanderai aux municipalités de prévoir l'aménagement d'emplacements pour que des jeunes et des démunis puissent habiter dans des habitats "légers", type chalet, yourte, mobil home et caravane.
L'objectif sera d'accompagner le retour d'une grande partie de la population dans les campagnes en limitant les tensions spéculatives.
Je pense qu'il faudra reculer l'âge de la retraite à temps plein.
Il doit être possible de travailler de moins en moins en avançant dans sa vie mais pour préserver leurs ressources financières les personnes âgées doivent apprendre à travailler dans des secteurs moins fatigants et où on utilisera leur expérience.
Les jeunes ne pourront pas tout payer.
Il est plus que temps d'y penser.
Je souhaite favoriser l'agriculture biologique et le retour du cheval à la ferme.
La France doit devenir un pays exportateur de matériel moderne de traction animale agricole.
Du fait de la taxation sur le contenu en équivalent carbone des produits agricoles, les consommateurs privilégierons naturellement les produits cultivés localement, de saison, sans pesticide et avec le minimum d'interventions mécanisées avec des tracteurs.
Le retour du cheval de trait dans nos campagnes fera sourire beaucoup.
Pourtant l'épuisement du pétrole rendra la mécanisation moderne inopérante.
Si nous n'anticipons pas d'urgence les conséquences du pic oil, nous serons obligés de travailler la terre avec nos seules mains.
Je ne souhaite pas un retour à l'âge de pierre, mais seulement un retour aux technologies agricoles des années cinquante avec des matériaux modernes.
Quand va-t-on mettre sur l'encolure d'un cheval de trait un collier en kevlar ?
Quand va-t-on l'atteler à des engins polyvalents montés sur pneus ?
Le cheval a peu profité des progrès techniques récents. Il est temps de rattraper notre retard.
Je souhaite favoriser les constructions en matériaux naturels et plus sains que le béton.
Vive le chanvre, la paille, la laine de mouton et la terre. Grâce à ma volonté politique, la France verra naître les premiers habitats sociaux bioclimatiques.
Concernant l'électricité à 80% d'origine nucléaire, je pense qu'il faudra tout faire pour l'économiser.
Je ne suis cependant pas pour un abandon du nucléaire dans la mesure où on ne saura pas me prouver que les gens ne vont pas lui préférer le charbon aux éoliennes, barrages et autres énergies renouvelables.
La nucléo-tolérance est une idée qui me reste chère car la priorité reste pour moi sortir des énergies fossiles.
Il faudra modifier en profondeur la manière de penser les emballages.
Je propose une consigne généralisée à tous les emballages des produits de consommation.
Toutes les formes d'emballages, qu'elles soient en plastique, en carton ou en verre doivent revenir à l'industriel qui les a produit et qui doit assurer le nettoyage et la réutilisation de la matière selon un cycle le plus économe en énergie.
De la même manière, je souhaite imposer aux industriels qui produisent des biens automobiles, des biens électroménagers ou encore du matériel informatique l'obligation de reprendre et de traiter ce qu'ils ont produit lorsque les objets arrivent en fin de vie.
Avec une telle mesure, on verra émerger du matériel rustique et fiable nécessitant un moindre traitement en fin de vie.
Je souhaite orienter les efforts de recherche industrielles dans des domaines aujourd'hui peu explorés. Je veux que les ingénieurs s'attaquent à la propulsion humaine efficace pour le transport des personnes, en développant le concept d'un véhicule ultra-léger, caréné, aérodynamique et mu pas la propulsion humaine assistée par l'électricité.
La voiture d'aujourd'hui devrait se contenter de 1 litre d'essence aux 100 km.
La voiture de demain ne devra consommer qu'un peu d'énergie électrique d'origine renouvelable ou nucléaire et davantage d'énergie musculaire.
Je souhaite orienter la recherche des biologistes vers la domestication de la biodiversité pour qu'elle soit au service de l'homme à travers l'agriculture biologique.
Je souhaite orienter la recherche des physiciens pour qu'ils mettent au point les réacteurs nucléaire à neutrons rapides, les seuls capables de nous fournir de l'énergie (pour nos trains, notre industrie et nos foyers) en consommant nos déchets actuels ainsi que les composants des bombes nucléaires.
Concernant l'armée française, je suis pour un abandon rapide de l'arme atomique.
La bombe atomique coûte cher (plus de 3 milliards par an à l'état), ne nous protège pas et incite d'autres pays à en disposer.
Si nous voulons que l'Iran ne dispose pas de la bombe islamique, si nous voulons qu'Israël l'abandonne, il faut que la France qui est pays dans une situation beaucoup plus confortable que ces pays prenne la décision d'abandonner l'arme atomique.
C'est dans notre intérêt national et c'est dans l'intérêt de la paix planétaire.
En renonçant à l'arme atomique immédiatement opérationnelle, la France jouira d'une position internationale des plus respectables et nous serons d'autant plus pris au sérieux par les autres pays lorsque nous leur demanderons des efforts particuliers.
Concernant la sécurité intérieure, je souhaite voir évoluer la nature des sanctions pénales à l'égard des citoyens qui commettent des crimes ou des délits.
L'emprisonnement n'est pas une solution pour tous ceux qui ont un jour failli.
Les délinquants d'aujourd'hui n'ont plus peur de la prison.
Il ne faut pas oublier qu'il y a toujours des victimes.
C'est à elles que je pense en priorité et la collectivité doit mettre en place un système de sanctions éducatives et surtout réparatrices au regard des fautes commises.
Je souhaite instaurer un système de peine incluant davantage les travaux d'intérêts généraux.
La case prison ne doit pas être qu'une case pension, elle doit être une étape à franchir dans l'effort pour se racheter vis-à-vis de la collectivité.
Je veux que ceux qui dérapent un jour se souviennent qu'en prison, on ne se l'a coule pas douce et que c'est le prix du pardon.
Les sanctions pénales doivent toutes être accompagnées d'une logique éducative pour limiter les chances de récidive. Avec un tel système,
je pense qu'il doit être possible de diviser par deux notre population carcérale.
Concernant le monde du sport, la seule révolution que je veux proposer par rapport à ce que nous connaissons aujourd'hui sera d'imposer aux organisateurs du Tour de France cycliste la possibilité de prendre tous les types de vélos, du moment qu'ils soient seulement mus par la propulsion humaine.
Nous verrons tous les coureurs adoptér la position horizontale et les carénages intégrales.
La vitesse moyenne du Tour de France passera de 40 km/h à plus de 60 km/h.
Le vélo couché sera désacralisé et tout le monde y gagnera à commencer par nous tous dans nos déplacements quotidiens et bien sur :
notre chère planète.
Je souhaite également être le dernier président de la Vème république. Le système politique que je vous propose est basé sur un principe fort, l'unanimité. Les gens qui me succèderont dans cinq ans ne seront pas élus dans le cadre d'élections comme celles de 2007.
Ces personnes seront désignées par le hasard. Cela ne doit pas vous choquer !
Si on vous demande votre avis pour les prochaines élections, c'est que vous êtes tous en mesure de gouverner la France. Ne faisant plus confiance aux médias et aux partis politiques, je préfère faire confiance au hasard.
La démocratie telle que nous la connaissons n'a pas évité l'émergence du nazisme dans l'Allemagne des années trente, ni l'émergence de dictatures islamistes au Moyen Orient, ni un certain Jean-Marie au second tour de la dernière présidentielle.
Je ne laisserai pas le hasard nous amené un fou aux manettes car le hasard ne désignera jamais une seule personne.
Ce sera un groupe de 10 à 15 personnes qui sera aux responsabilités et qui devra prendre des décisions à l'unanimité.
Les "désignés" devront prouver leur bonne moralité et seront libre de refuser l'exercice du pouvoir. Cet exercice se déroulera en deux temps.
Pendant trois ans, les "désignés" devront se former à l'exercice du pouvoir en étant au contact de leurs prédécesseurs.
Pendant les trois années suivantes, les "désignés" peuvent prendre des décisions politiques en respectant la règle de l'unanimité. On pourrait prévoir d'autres règles pour sécuriser davantage le système. L'essentiel est selon moi que la règle de l'unanimité puisse faire émerger des valeurs absentes de nos débats politiques actuels :
la connaissance, le respect et la sagesse.
Je ne crois pas spécialement à la fin de l'humanité, j'espère davantage sa naissance.
J'espère que ce programme ne vous laissera pas trop sur votre faim.
Il me manque du temps pour approfondir certaines idées, pour les expliquer, mais l'essentiel y est.
Si ce projet vous intéresse, vous pouvez me soutenir en me contactant ou en m'envoyant une aide financière qui sera entièrement investie dans cette campagne politique.
Si vous souhaitez m'aider pour aller à la pêche aux signatures des maires, je mets un point d'honneur à ce que vous alliez voir votre maire à pied ou à vélo.
De même si vous souhaitez m'aider en distribuant des tracts ou des affiches, je souhaite que vous adoptiez des modes de déplacement qui dépendant au minimum du pétrole.
Comme j'espère beaucoup de Nicolas Hulot, j'espère qu'il me piquera quelques idées pour que je ne reste pas trop longtemps orphelin de la politique.
En attendant, je suis dans l'obligation de formuler mes propositions pour rendre une éventuelle candidature crédible.
Alors ?
Se présentera ou ne se présentera pas ? Cela dépend de vous...
Eric Souffleux

Globes de Coronelli
Message du 20 août 2006 pour les lecteurs :
