les partis "" d'extrême-gauche "" et l'environnement

Publié le par FOSSILIST

 

 

Les partis d'extrême gauche : le PC et la LCR.

Qu'est-ce que je pense de l'idéologie de l'extrême gauche ?

        Que ce soit par la révolution ou par des méthodes réformistes, l'objectif des partis d'extrême gauche reste l'avènement du communisme dans notre pays. Aucun de ces partis ne semble souhaiter à la France le destin de l'URSS avec les dérives totalitaires que l'on connaît. Le communisme à la française reste donc pour le moment un rêve qui ne peut s'appuyer sur le modèle d'aucun autre pays. On ne peut donc que critiquer les bases philosophiques du communisme pour dissuader les électeurs potentiels.

        Le communisme vise à renverser le patronat, accusé d'exploiter la masse prolétaire car possédant les outils de production. Le communisme est l'idéologie anti-capitaliste par excellence. Il ne supporte pas l'idée de la spéculation financière. A la limite, on peut facilement passer de l'idée du communisme à l'anarchisme en supprimant l'argent. Le communisme vise à renforcer l'égalité entre les hommes, quelques soient leurs compétences, leur goût de l'effort ou leur prise de risque. Le communisme s'appuie donc sur l'émergence d'un homme nouveau, capable de travailler pour la collectivité sans rien attendre en retour, l'ensemble de ces hommes et femmes constituant naturellement une société parfaite.

        Tout ce que je viens d'écrire précédemment représente les traits de l'idéologie d'extrême gauche. La plupart de ces idées buttent hélas sur des réalités historiques, humaines et surtout économiques. Ces réalités doivent vous faire comprendre que le communisme reste à jamais une impasse politique dont il me semble essentiel de s'éloigner pour toutes les prochaines élections.

        La réalité historique est que le communisme est né avec la révolution industrielle. Il a fallu qu'existe une masse ouvrière (ou prolétaire) exploitée par des capitalistes pour que naisse l'idée de la lutte des classes : les prolétaires (ceux qui travaillent) contre les capitalistes (ceux qui possèdent). Cette lutte des classes pouvait avoir un sens quand les usines étaient encore remplies d'ouvriers. Aujourd'hui, les usines sont automatisées et l'essentiel de la population travaille dans le secteur tertiaire, un secteur diffus, difficilement atteignable par les syndicats et avec peu d'espoirs d'union sur les propositions de l'extrême gauche. Le communisme à la française représente la volonté par certains secteurs (pour l'essentiel dans le public) de garder des avantages acquis et surtout conservés par des actions syndicales autoritaires (grève, blocage...). Nous ne sommes plus dans une logique de lutte entre prolétaires et capitalistes. Nous sommes dans une logique de lutte entre ceux qui bénéficient des avantages du public (quelques fonctionnaires et aussi ceux qui bénéficient de notre système d'aide sociale) et les autres... qui doivent quand même passer au tiroir caisse. Voilà donc pour l'aspect historique, l'appui électoral du communisme s'est progressivement déplacé des ouvriers vers tous ceux qui bénéficient des aides ou des emplois liés à l'état.

        Quelle prospective pour le communisme dans les cinquante ans à venir ? La réalité historique de l'évolution de l'extrême gauche doit également être confrontée au problème de la déplétion pétrolière. Qu'est-ce qui nous attend avec certitude ? Avec le renchérissement des énergies fossiles, on va observer une désindustrialisation massive et un retour d'une bonne partie de la population au travail de la terre. L'industrie résiduelle sera étroitement liée avec l'activité agricole. On observera une relocalisation de l'économie à une échelle très locale. Il sera impossible que nous revivions l'aventure des soviétiques car le monde de demain sera littéralement atomisé. Seules les nations ayant anticipé la déplétion pétrolière en organisant la sobriété pourront perdurer. Donc, si la masse prolétaire disparaît et si l'essentiel de la population se voit obliger de revenir à des métiers plus proches de l'artisanat et de l'agriculture que de l'industrie, le communisme a toute les chances de disparaître à tout jamais.

        L'idéologie communiste butte également sur une réalité humaine. L'homme nouveau que souhaite le communisme n'existe pas et a peu de chance d'exister un jour. Pour que le système fonctionne correctement, il faut que les hommes et femmes qui le constituent soient parfaitement au fait de leur responsabilité. Ils devront gérer un équilibre subtil entre les intérêts de tous et l'intérêt du collectif (Ce qui inclue notre écosystème global.). Remarquez que c'est à peu près ce qu'on demande aux citoyens de nos démocraties. On voit le résultat... Ils devront aussi être non violent pour que le système ne vire pas dans le stalinisme. Bref, cet homme nouveau, responsable, non-violent doit également être habité par une farouche conviction qu'il pourra convaincre tous ces congénères d'être responsables (ou éduqués) et non-violents. Cet homme ne verra jamais le jour car nous aimons trop nous faire la guerre et cela reste une réalité humaine forte.

        Pour terminer, il convient de se pencher sur le réalisme économique du communisme. Que se passerait-il si on virait les capitalistes hors de France ? Que se passerait-il si on supprimait l'argent ? Pour répondre à ces questions, il me semble intéressant de formuler quelques définitions. Commençons par définir la notion d'argent. Pour moi l'argent est avant tout une forme de mise en réserve d'un travail. Le travail permet de gagner de l'argent, on parle de revenu. Avec cet argent, on peut troquer son travail contre le travail d'un autre. Quand on a échangé tout l'argent gagné par son travail, on a seulement consommé. Mais quand il reste de l'argent ou du revenu "non consommé", on a commencer à épargner. Que faire de son épargne ? C'est ici qu'entre en scène la notion de capital. Le capital est une accumulation de revenu non consommé. Les capitalistes (la plupart d'entre nous) sont des personnes qui accumulent depuis un certain temps (parfois depuis des générations en cas d'héritage) une épargne de revenus non consommés. Cette somme d'argent peut être utile à des porteurs de projets industriels qui peuvent avoir besoin d'une importante somme d'argent pour financer la construction des usines. C'est là qu'entre en scène une autre notion, celle du risque que prennent les capitalistes lorsqu'ils prêtent leur revenu non consommé à des porteurs de projets. Il est légitime que le risque de perdre son capital soit un facteur de rémunération. Voici donc exposé le principe des dividendes que touchent les actionnaires des différentes sociétés. Selon moi, il n'y a rien de scandaleux à ce qu'on puisse gagner de l'argent en travaillant et aussi en prenant des risques avec ses revenus non consommés. 

        Continuons en poursuivant la logique communiste appliquée à la France. Dehors les patrons, dehors les capitalistes ! Ce message est la version musclée du message des anti-capitalistes qui veulent taxer le capital ainsi que ses revenus. La France n'est pas l'Europe, si les communistes arrivaient au pouvoir et appliquaient leur programme, tous les patrons et tous ceux qui possèdent du capital prendraient leurs clics et leurs clacs pour aller dans les pays voisins. Certes, ils ne pourraient emporter avec eux que de l'argent. Ils laisseraient sur place l'essentiel des outils industriels mais il y aurait un hic. Ce hic, c'est que les ouvriers étaient payés par les patrons et que la tâche des patrons était d'une part de convaincre leurs actionnaires (les vilains capitalistes) de rester dans le capital de l'entreprise en leur distribuant des dividendes et d'autre part de trouver des clients. Un patron qui part, c'est une entreprise qui perd ses clients et ses ressources financières. Si tous les patrons partent, c'est la maison France qui s'écroule. Pour redresser la barre, les communistes devront faire tourner la planche à billet pour payer des ouvriers qui produiront des objets sans qu'ils puissent être vendus. On se retrouve vite avec un système hyper centralisé où une intelligentsia communiste décide à la place du marché ce que doivent produire les usines. La concurrence est de ce fait supprimée. Les consommateurs n'ont plus le choix. La colère monte. Il sera juste temps de réouvrir les camps de concentrations pour les opposants les plus virulents et pour ceux qui refuseront de travailler en échange d'une forme d'argent non capitalisable. Deuxième voie possible, les capitalistes nous ont dit au revoir et la France choisit une voie proche de l'anarchisme. On abolit l'argent et on interdit toute forme de pouvoir concentré. Rapidement, les français seraient obligés de quitter les villes pour se consacrer à l'essentiel : le travail de la terre avec les moyens les plus rudimentaires. Il serait impossible de mettre de l'argent de côté pour mobiliser une certaine quantité d'énergie humaine nécessaire à la construction d'une industrie, si minime soit-elle. La France deviendrait très vite un pays très très pauvre. Ce que ne manquerait pas de remarquer nos pays voisins. Nous serions très vite annexés par l'un d'eux et la France communiste tendance anarchiste deviendrait une simple province d'un de nos voisins.

        Si comme moi, vous êtes convaincu par cette démonstration sur les dangers du communisme en France, n'hésitez pas à imprimer cette page ou à l'envoyer par mail à vos connaissances pour que les éventuels électeurs communistes renoncent à l'utopie du communisme. 

Eric Souffleux

Je me propose maintenant de relever les petites phrases émanant des représentants des deux principaux partis d'extrême gauche et portant sur le sujet qui me tient le plus à coeur : la décroissance de notre consommation d'énergie fossile.

Le PC

 

 

La LCR

 

 

Eric Souffleux

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Dernière mise à jour : 17 septembre 2006
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