Nièvre inquiétude des éleveurs ovins

Publié le par FOSSILIST

 

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Quand vous achetez du mouton,

il y a une chance sur deux seulement pour qu'il vienne de France.


Sur ce marché la concurrence est vive avec les éleveurs britanniques et néo-zélandais. En dépit de la suspension des importations britanniques au début du mois pour cause de fièvre aphteuse, la filière ovine n'a pas le moral et s'interroge sur son avenir.  A Decize, dans la Nièvre, la traditionnelle foire ovine a permis d’évaluer les craintes.

Comme beaucoup d'éleveurs nivernais, l’un d’entre eux, Jean-Luc Vigneron, ne gagne pas beaucoup avec son troupeau de brebis. C'est plutôt grâce à quelques 80 vaches que son exploitation subsiste. Pas assez rémunérateur, le mouton disparaît inexorablement des fermes de la région.

Autour des enclos, seuls les enfants gardent le sourire. Car si la récente crise de la fièvre aphteuse en Grande-Bretagne a momentanément profité aux éleveurs français, elle a surtout souligné l'insuffisance du cheptel hexagonal, qui couvre à peine la moitié de la demande. Dans la Nièvre, une vingtaine de professionnels a monté une association pour mettre en avant les difficultés des éleveurs ovins.

Pour sa trentième édition ce mardi, la foire de Decize a donc innové en consacrant une partie de la matinée à débattre de l'avenir de la filière. Et les éleveurs ne voient qu'une solution dans l'immédiat: l'intervention des pouvoirs publics.

Jean-Luc Vigneron, lui, n'a pas adhéré à la nouvelle association des moutonniers nivernais. Il envisage de vendre très prochainement ses 50 brebis avant de prendre sa retraite. Son repreneur, il en est persuadé, ne sera pas intéressé par son troupeau.

 

 BEAULIEU NIEVRE 58

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