Le scandale de la tondeuse à gazon
Le scandale de la tondeuse à gazon.
Pendant qu'une majorité de la population mondiale travaille la terre à la main pour simplement subsister, les habitants de nos pays riches trouvent la nécessité de gaspiller du pétrole avec des tondeuses à gazon au seul motif de se conformer à des critères esthétiques. Ce pétrole consommé l'est pour toujours à l'échelle de l'humanité puisqu'il a fallu plusieurs centaines de millions d'années pour qu'il se forme à partir des sédiments marins (algues qui se sont déposées sur le fond des mers) et que l'humanité est à peine vieille de deux millions d'années. Tout ce pétrole consommé est du pétrole spolié aux générations futures. Avant de tondre leur pelouse, nos enfants envisageront d'autres usages beaucoup plus vitaux pour ce qui restera d'or noir. Ils se serviront du peu de pétrole qu'il restera pour fabriquer des pneus de vélos horizontaux, des médicaments et quelques produits issus de la pétrochimie comme certaines peintures pour éviter la rouille (pour les hydroliennes en particulier) ou encore des colles spéciales. Ce qui est certain, c'est qu'ils se serviront du pétrole pour autre chose que tondre la pelouse. Et en tondant la pelouse, nous les empêcheront de réaliser ce qu'ils auront le plus besoin dans l'avenir.
Comme les pelouses tondues s'assèchent plus vite, il faut les arroser et ceci est totalement scandaleux d'imaginer que des habitants des pays riches gaspillent de l'eau alors que plus d'un tiers de la population mondiale n'a pas accès à l'eau potable. L'arrosage accélère la croissance de l'herbe et il faut alors la couper d'autant plus vite. Quel gaspillage d'eau et d'énergie pour simplement avoir une pelouse verte et coupé court !
Les moteurs des tondeuses sont particulièrement polluants car ce sont la plupart du temps des moteurs deux temps. Ils brûlent un mélange d'essence avec un petit peu d'huile moteur pour les lubrifier et ceci fait qu'il y a dans les gaz d'échappement des particules d'huile imbrûlées particulièrement nocives.
Quelle pourrait-être l'alternative ?
En fait il n'y pas grand chose à faire pour disposer d'immenses surfaces de pelouses sauf celle de payer un jardinier à plein temps pour qu'il coupe l'herbe à l'aide d'un rouleau coupeur d'avril à octobre. Sauf celle d'acheter un cheval ou des moutons à condition de protéger les arbres fruitiers de leur féroce appétit et de s'accommoder de dégâts sur le terrain.