la fin de la globalisation "
Maintenant, si l’on passe à l’échelle de la Terre tout entière et si l'on considère la production mondiale dans son ensemble, il est évident le même phénomène doit logiquement se produire. Selon le site de l'ASPO (Association for the Study of the Peak Oil)[1] [Association pour l’étude du Pic du Pétrole], la date la plus probable est 2006 ou 2007... C'est plutôt proche, non
:
L’actuel gouvernement américain rassemble en son sein beaucoup de membres de l'industrie pétrolière et est fortement influencé par le puissant lobby pétrolier. Il est donc très vraisemblable que l’invasion de l'Irak par les états-Unis ait été planifiée non à cause des inexistantes « armes de destructions massives » (en tous cas, toujours pas découvertes plus d’un an après la fin de la guerre !) imputées au dictateur irakien mais bien en prévision du « peak oil » !
Le président américain, justifiant son refus de signer le protocole de Kyoto sur la limitation des gaz à effet de serre n’a-t-il pas déclaré : « L’american way of life n’est pas négociable ! » ?
Pour extraire du pétrole, du charbon ou tout autre chose comme des sables bitumineux, l’on a besoin d'énergie (pompes, etc.), et donc de … pétrole ! En d'autres termes, il arrive un moment où l'extraction n'est plus rentable, et ceci quel que soit le prix du marché. Même à 10.000 $ le baril de pétrole, s'il faut brûler deux barils pour en obtenir un, quelle entreprise va investir là dedans pour récupérer quelque chose qui ne suffirait même pas au fonctionnement de ses machines de forage ? C'est un concept que les économistes de la « Terre infinie » (ou « plate » !) ont beaucoup de mal à comprendre... De nombreuses réserves d'hydrocarbures fossiles sont donc économiquement « hors de portée » et ne seront jamais utilisées sauf, peut être, comme sources d’autres matières premières.
Quelles seront les conséquences ? Incommensurables…
Une fois le pic atteint, la production ne peut que chuter, ce qui signifie, au bout de quelques années, une explosion des prix.
Actuellement, survient déjà une crise pétrolière si la production est inférieure ne serait-ce qu’un demi pour cent à la demande, mais cette crise-là sera bien plus sévère ! Bien sûr, il restera encore du pétrole pour quelques années, mais il sera cher. Très cher. Et les prix ne feront que monter... monter… monter…
La fin prévisible de la « globalisation »
Plus concrètement, l'explosion des prix du brut signifie, entre autres choses, la fin de la « globalisation » des échanges. L’on entend, par là, le fait de considérer la Terre entière comme un seul marché où s’applique, de façon uniforme, la loi de l’offre et de la demande.
Plus aucune entreprise n'ira faire fabriquer des chaussettes à 2 centimes la paire à Taiwan si le prix du pétrole flambe. C’est le bon côté de la chose, car ces emplois pourraient revenir là où ils se trouvaient à l’origine. Toutefois, cela signifie aussi un considérable bouleversement de l'économie, qui aura le plus grand mal à s'adapter.
Cela signifie aussi que nombre de produits « exotiques » redeviendront, comme autrefois, des « produits de luxe » (par exemple, sans parler du tabac,
les bananes, les oranges et le cacao/chocolat pour les européens), et – « à toute chose malheur est bon ! » dit le proverbe - ça aussi ce sera une bonne chose !