les guerres du pétrole

Publié le par FOSSILIST

La fin du pétrole?

http://www.ecoledevie.net/cher%20petrole.htm

La production de pétrole commencera à décliner dès 2010.

Il est temps de songer à de nouvelles sources d’énergie, affirme le géologue britannique Colin Campbell.

Le début de la fin de l'âge du pétrole est à nos portes, affirme Colin Campbell. Élucubration d'un prophète de malheur ? Simple réalisme, rétorque ce géologue britannique, qui navigue dans l'industrie pétrolière depuis la fin des années 1950.

-Qui seront les grands perdants quand la production se mettra à décliner ?

- Les plus à risque sont certainement les États-Unis, dont la production a atteint son sommet dès 1970.

Depuis, le prix du pétrole est demeuré plutôt bas et les Américains ont pu en importer ; ils importent d'ailleurs plus de la moitié de ce qu'ils consomment actuellement [le quart de la production mondiale].

Graduellement, davantage de pays ne pourront cependant plus exporter. La quête des États-Unis deviendra difficile, d'autant que la concurrence augmentera: avec une production qui diminue de 6% par année, les Européens vont devoir importer davantage. L'Asie aussi. Il y aura une concurrence accrue pour des réserves qui ne cessent de diminuer.

Voyez-vous une manifestation de cette concurrence dans l'actuel différend entre la France et les États-Unis à propos de l'Irak ? Richard Perle, l'un des faucons de l'administration américaine, accuse les Français de vouloir protéger de lucratifs contrats signés par Total Fina Elf avec le régime actuel...

- C'est une explication simpliste. Il est clair que la concurrence s'accroît entre l'Europe et les États-Unis pour le pétrole du Moyen-Orient. Et une occupation militaire de l'Irak placerait les forces américaines dans une position stratégique leur permettant d'exercer un contrôle sur la région, qui compte pour 25% de la production mondiale - 40% d'ici 2010. Ça me semble plus logique que de dire que les États-Unis veulent accaparer le pétrole irakien. Car il ne faut pas croire que l'Irak va retourner à son niveau antérieur de production d'un seul tour de robinet. Il faudra énormément de travail, d'argent et de temps pour remettre en état des champs pétrolifères vieillissants. Dans le meilleur des cas, la production actuelle de deux millions de barils par jour pourrait doubler d'ici 2010, ce qui ne représenterait toujours qu'une fraction des besoins américains.

Comment expliquez-vous que l'on n'ait pas davantage commencé à se préparer à l'épuisement du pétrole ?

- Aucun gouvernement démocratique ne gagne des votes en anticipant une crise.

Les politiciens sont élus pour de brefs mandats, qui les obligent à avoir une vision à court terme de l'avenir. Il n'y a aucun avantage politique à tirer de la question de l'épuisement du pétrole. C'est infiniment plus facile, politiquement parlant, de laisser la crise se produire comme une catastrophe naturelle et d'ensuite marquer des points pour la manière dont on réagit.

Y a-t-il des solutions ?

- La seule solution est de trouver une manière d'utiliser moins de pétrole. D'arrêter d'avoir des voitures coincées dans le trafic. De mieux isoler les maisons, de vivre différemment et de songer à des sources d'énergie de remplacement pour les besoins essentiels. Ce n'est cependant pas très alléchant pour les Américains, pour qui il est plus facile de dire : « Tout ce qui reste est à nous et nous allons le prendre. » » - Fin de l’interview –

Que les Américains soient, en effet – ce qui est plus facile mais aussi, à terme, plus dangereux pour eux -, décidés à prendre tout le pétrole restant pour maintenir le faramineux et pharaonique train de vie (il faudrait sept planètes comme la Terre si tous les Terriens voulaient vivre comme eux…) de leur « american way of life », il est facile de s’en convaincre :

« Projet pour un Nouveau Siècle Américain »

Il s'agit d'un groupe de néo-conservateurs particulièrement influents, avec des intérêts dans le gouvernement des USA et/ou dans l'industrie du pétrole.

 Parmi ses membres, ont trouve Jeb Bush, Dick Cheney, Dan Quayle, Donald Rumsfeld et Paul Wolfowitz. Sur leur site Internet, ils sont très clair au sujet de leurs positions par rapport aux USA, au monde et au pétrole. (www.newamericancentury.org [en anglais]).

Les futures guerres du pétrole

Il n'est pas inhabituel pour un pays d'entrer en guerre pour s'assurer d'un bien dont il a besoin et ne dispose pas. Il semblerait que nous ayons déjà eu deux guerres du pétrole contemporaines (Y a-t-il quelqu'un qui puisse encore douter du fait que l'Irak aurait eu le « courage » d'envahir le Koweït et les USA et l'Europe celui de le libérer s'il ne disposait pas des sixièmes - d'après les statistiques - plus grandes réserves mondiales de pétrole ?) Il est probable qu'il y aura beaucoup d'autres guerres dans les décennies à venir. Les USA ont démontré leur volonté et capacité d'attaquer d'autres pays pour leurs propres intérêts et il est peu probable qu'ils y renoncent si leur « élément vital » est menacé. L'Europe, la Russie et la Chine ont déjà décidé de ne pas intervenir, et s'installent eux-mêmes doucement dans leur déclin.

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