crédit immobilier incertain
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Un avenir incertain pour le « crédit à la consommation » immobilier
26/07/2007 - 17h45 - Par David Henry et Matthew Goldstein - © BusinessWeek
Les agences de notation d’obligations donnent l’alerte sur les dévalorisations, et de plus en plus d’emprunteurs pourraient ne plus parvenir à rembourser leurs prêts, en raison de la hausse des taux ARM (taux variables) au cours de l’année à venir.
La tempête des « subprime » (crédits immobiliers à forts taux et à haut rendement) n’est pas près de se calmer. Le 10 juillet, les agences de notation de crédits Moody’s Investors Service et Standard & Poor’s (comme BusinessWeek, une unité de The McGraw-Hill Companies, MHP) ont annoncé la possibilité de pertes plus importantes que prévu pour les obligations gagées sur des prêts « subprime ». Cette information pourrait provoquer la chute de valeurs boursières.
Les changements de notations étant plus importants qu’auparavant, S&P a mis sous surveillance, en vue d’une éventuelle dévalorisation, un total de 12 milliards de dollars (8,7 milliards d’euros) de crédits hypothécaires titrés, soit 2,1 % du total émis entre fin 2005 et fin 2006, tandis que Moody’s a diminué sa notation sur 5,2 milliards de dollars (3,8 milliards d’euros). S&P a par ailleurs déclaré que la fraude hypothécaire posait un problème plus important que prévu et qu’il resserrait ses barèmes de notation.
Mais ce qui a le plus déconcerté les investisseurs c’est que les agences de notation ignorent certains paramètres et sont dans l’impossibilité de les prendre en compte. Par exemple, de septembre à juin, un grand nombre d’emprunteurs ayant des crédits hypothécaires « subprime » verront leur taux d’intérêt ajustable réinitialisé à un niveau plus élevé. Beaucoup ne paieront pas leurs créances et la question est de savoir combien.
Se préparer au pire
En 2006, près de 12 % des emprunteurs « subprime », victimes des hausses de leurs taux d’intérêt, se sont retrouvés hors la loi ou ont perdu leur logement. Aujourd’hui, avec la chute des prix du logement et des prêteurs qui durcissent leurs critères pour de nouveaux prêts, encore davantage de défauts de paiements sont à prévoir. « Les douze prochains mois vont voir empirer les choses », assure Andrew Lahde, gérant risques chez Lahde Capital Management, basé à Santa Monica en Californie, qui estime en outre que les titres de créances hypothécaires vont perdre de la valeur. Janet Tavakoli, conseillère en crédits hypothécaires titrés, considère que les agences de notation sont encore trop optimistes : « Personne ne sait avec certitude combien de créances irrécouvrables ont réellement été émises », explique-t-elle. Le directeur de S&P, Thomas J. Warrack, déclare que l’agence est plus vigilante que par le passé en raison de risques sans précédents. David Teicher, directeur chez Moody’s, ajoute quant à lui : « Nous comptabilisons ces créances au fur et à mesure que nous les découvrons. »
Les investisseurs se préparent aux retombées. Les fonds spéculatifs ont été les principaux acheteurs d’obligations gagées sur des crédits hypothécaires « subprime ». Des pertes en juin ont déjà fait couler deux fonds spéculatifs de Bear Stearns & Co (BSC) qui avaient investi dans des CDO (obligations adossées à une dette). En définitive, les pertes sur les CDO, suite à l’imbroglio des « subprime », et les difficultés de Bear Stearn atteindraient 52 milliards de dollars (37,7 milliards d’euros), selon le groupe Crédit Suisse (CS). D’autres déclarent qu’en réalité, cela pourrait être le double.
David Henry est un rédacteur régulier de Business Week. Matthew Goldstein est un éditeur associé à Business Week, couvrant les fonds alternatifs et la finance.
Les changements de notations étant plus importants qu’auparavant, S&P a mis sous surveillance, en vue d’une éventuelle dévalorisation, un total de 12 milliards de dollars (8,7 milliards d’euros) de crédits hypothécaires titrés, soit 2,1 % du total émis entre fin 2005 et fin 2006, tandis que Moody’s a diminué sa notation sur 5,2 milliards de dollars (3,8 milliards d’euros). S&P a par ailleurs déclaré que la fraude hypothécaire posait un problème plus important que prévu et qu’il resserrait ses barèmes de notation.
Mais ce qui a le plus déconcerté les investisseurs c’est que les agences de notation ignorent certains paramètres et sont dans l’impossibilité de les prendre en compte. Par exemple, de septembre à juin, un grand nombre d’emprunteurs ayant des crédits hypothécaires « subprime » verront leur taux d’intérêt ajustable réinitialisé à un niveau plus élevé. Beaucoup ne paieront pas leurs créances et la question est de savoir combien.
Se préparer au pire
En 2006, près de 12 % des emprunteurs « subprime », victimes des hausses de leurs taux d’intérêt, se sont retrouvés hors la loi ou ont perdu leur logement. Aujourd’hui, avec la chute des prix du logement et des prêteurs qui durcissent leurs critères pour de nouveaux prêts, encore davantage de défauts de paiements sont à prévoir. « Les douze prochains mois vont voir empirer les choses », assure Andrew Lahde, gérant risques chez Lahde Capital Management, basé à Santa Monica en Californie, qui estime en outre que les titres de créances hypothécaires vont perdre de la valeur. Janet Tavakoli, conseillère en crédits hypothécaires titrés, considère que les agences de notation sont encore trop optimistes : « Personne ne sait avec certitude combien de créances irrécouvrables ont réellement été émises », explique-t-elle. Le directeur de S&P, Thomas J. Warrack, déclare que l’agence est plus vigilante que par le passé en raison de risques sans précédents. David Teicher, directeur chez Moody’s, ajoute quant à lui : « Nous comptabilisons ces créances au fur et à mesure que nous les découvrons. »
Les investisseurs se préparent aux retombées. Les fonds spéculatifs ont été les principaux acheteurs d’obligations gagées sur des crédits hypothécaires « subprime ». Des pertes en juin ont déjà fait couler deux fonds spéculatifs de Bear Stearns & Co (BSC) qui avaient investi dans des CDO (obligations adossées à une dette). En définitive, les pertes sur les CDO, suite à l’imbroglio des « subprime », et les difficultés de Bear Stearn atteindraient 52 milliards de dollars (37,7 milliards d’euros), selon le groupe Crédit Suisse (CS). D’autres déclarent qu’en réalité, cela pourrait être le double.
David Henry est un rédacteur régulier de Business Week. Matthew Goldstein est un éditeur associé à Business Week, couvrant les fonds alternatifs et la finance.
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http://www.lepoint.fr/businessweek/businessweek/194091/article.html
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